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marche-emploi 06 Nov 2026 · 5 min de lecture

Enseignement au Maroc : l’âge limite des concours porté à 40 ans 2026

Le ministère de l’Éducation du Maroc porte l’âge limite des concours d’enseignement à 40 ans, ouvrant 15 590 postes pour la session du 28 novembre 2026.

Enseignement au Maroc : l’âge limite des concours porté à 40 ans 2026

Un nouveau plafond d’âge pour les concours d’enseignement

Le ministère de l’Éducation nationale du Maroc vient de publier une nouvelle offre de 15.590 postes pour la session du 28 novembre 2026. Cette fois‑ci, le plafond d’âge a été relevé à 40 ans, une évolution qui vient succéder à deux précédentes modifications : d’abord fixé à 30 ans, puis porté à 35 ans en 2025. Cette information provient de Consonews, qui souligne que le changement vise à corriger une exclusion tout en laissant le débat sur l’égalité d’accès à la fonction publique ouvert.

Pourquoi 40 ans ? La logique du ministère

Selon le ministère, le nouveau seuil découle de la volonté de garantir aux candidats un nombre d’années d’activité suffisant avant l’âge de retraite, fixé à 63 ans. Un recrutement à 40 ans permettrait ainsi d’accomplir 23 années de service, contre 18 ans pour un recrutement à 45 ans. Cette justification apparaît dans le texte de Consonews.

Conditions d’éligibilité

Les concours restent réservés aux Marocains jouissant de leurs droits civiques et nationaux, remplissant les conditions d’aptitude physique, et n’étant ni condamnés à une peine privative de liberté, ni inscrits au registre central de discipline, ni engagés dans un contrat de travail avec un autre employeur. Les diplômes acceptés comprennent les licences en éducation, les licences d’études fondamentales ou professionnelles ainsi que les titres équivalents prévus par la réglementation, comme le précise Consonews.

Le point de vue des acteurs de la société civile

Le Réseau marocain de l’Alliance civile des jeunes a salué le relèvement à 40 ans comme une avancée, mais il réclame d’aller plus loin en portant le plafond à 45 ans, seuil déjà appliqué dans d’autres recrutements publics. Son président, Abdelouahed Ziat, critique la coexistence de plafonds différents selon les ministères et estime que les critères de sélection devraient privilégier la compétence et le mérite. Cette position est également relayée par Consonews.

Ce qui n’est pas changé

Le nouveau seuil ne résout pas la situation des diplômés qui ont déjà dépassé les 40 ans et qui ont été exclus par les anciens plafonds. Le réseau propose d’ouvrir une discussion plus large sur la retraite et sur d’éventuelles modalités de cotisation permettant d’allonger les possibilités de recrutement, comme indiqué dans le même article.

Le processus de candidature

Les candidatures doivent être déposées avant le 19 novembre, suivi d’une présélection avant l’accès aux épreuves. Le ministère rappelle que la règle du plafond d’âge a été modifiée à plusieurs reprises en quelques années, ce qui, selon Consonews, crée une incertitude pour les diplômés qui construisent leur parcours professionnel. Une règle stable, justifiée de manière transparente, serait plus lisible.

Ce que dit le gouvernement

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et de la Formation professionnelle, Mohamed Nabil Benabdallah, a annoncé ce relèvement lors de la présentation du budget sectoriel devant la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants. D’après LeSiteinfo, il a expliqué que la mesure vise à offrir aux candidats un nombre suffisant d’années d’exercice avant la retraite, répondant ainsi à une revendication récurrente des aspirants enseignants.

Impact concret pour les candidats

En pratique, ce nouveau plafond donne aux candidats âgés de moins de 40 ans la possibilité de postuler aux 15.590 postes annoncés, de déposer leur dossier avant le 19 novembre et, s’ils sont présélectionnés, de passer les épreuves du concours. Les exigences de nationalité, de condition physique, d’absence de condamnation ou de contrat de travail concurrent restent inchangées, tout comme le niveau de diplôme requis. Ainsi, les candidats qui étaient auparavant exclus par le plafond de 35 ans voient leurs chances de rejoindre la fonction publique élargies, tout en restant soumis aux mêmes critères de mérite et de compétence.

Sources

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