Carte verte OIT : comment elle guide les jeunes Marocains vers les métiers durables
L’OIT équipe l’ANAPEC d’une carte des métiers verts pour réorienter 2,9 M de jeunes marocains vers les secteurs durables, boostant l’emploi et la résilience du pays.
Introduction
Face à un taux de chômage élevé parmi les jeunes, le Maroc mise sur la transition écologique pour créer de nouveaux emplois. L’Organisation internationale du travail (OIT) a récemment fourni à l’ANAPEC une carte des métiers verts destinée à orienter 2,9 millions de jeunes à l’écart de l’emploi et des études (source : برلمان.كوم). Cet article explique comment cet outil peut aider les jeunes Marocains à se réorienter vers des secteurs durables, tout en proposant des actions concrètes.
Pourquoi les métiers verts sont-ils stratégiques pour le Maroc ?
Le Fonds monétaire international (FMI) a souligné que le Maroc doit transformer sa résilience en emplois durables pour soutenir sa croissance économique (source : Le Matin.ma). Le pays dispose déjà d’un cadre ambitieux : il prévoit de mobiliser 405 millions d’euros de la Banque africaine de développement (BAD) pour faciliter la mobilité vers l’emploi (source : Maroc Diplomatique). Ces ressources seront largement investies dans les énergies renouvelables, l’agriculture durable, la gestion des déchets et d’autres secteurs à forte intensité verte.
La carte des métiers verts de l’OIT
Cette carte, mise à disposition des conseillers de l’ANAPEC, recense les profils de compétences recherchés dans les secteurs verts, les formations disponibles ainsi que les offres d’emploi correspondantes. Elle permet notamment de :
- Identifier les métiers porteurs (ex. : technicien solaire, agronome bio, ingénieur en recyclage).
- Faire le lien entre les jeunes en recherche d’emploi et les programmes de formation adaptés.
- Accompagner les entreprises comme OPPO, qui propose 15 offres d’emploi dans six villes du Maroc, à recruter des profils alignés sur la transition verte (source : Dreamjob.ma).
Comment les jeunes peuvent-ils exploiter cet outil ?
1. Prendre rendez‑vous avec l’ANAPEC
Les conseillers utilisent la carte pour réaliser un bilan de compétences. Il suffit de se rendre dans une agence ANAPEC ou de prendre contact en ligne pour demander un entretien dédié à la réorientation verte.
2. Se former aux compétences recherchées
Les formations sont souvent proposées par des centres de formation professionnelle, des universités ou des plateformes en ligne. Parmi les domaines à privilégier :
- Installation et maintenance de panneaux photovoltaïques.
- Gestion durable de l’eau et de l’irrigation.
- Techniques de compostage et de recyclage des déchets.
- Éco‑tourisme et valorisation du patrimoine naturel.
3. Cibler les offres d’emploi vertes
La carte indique les entreprises qui recrutent. En plus d’OPPO, de nombreux projets financés par la BAD ou soutenus par le FMI recherchent des profils verts. Les jeunes peuvent ainsi postuler directement via les portails d’emploi ou via l’ANAPEC.
4. Valoriser son profil sur les réseaux professionnels
Mettre en avant les compétences vertes sur LinkedIn, Viadeo ou les CV en ligne augmente la visibilité auprès des recruteurs spécialisés dans la durabilité.
Témoignages et données complémentaires
Le besoin de main‑d’œuvre qualifiée se fait sentir dans d’autres secteurs. Selon Bladi.net, le Maroc envisage même de recruter à l’étranger pour pallier le manque de travailleurs dans certains domaines (source : Bladi.net). Cette situation montre l’importance d’anticiper les besoins en compétences vertes avant que les entreprises ne se tournent vers l’international.
Conseils concrets pour réussir sa reconversion verte
- Faire le point sur ses compétences actuelles : utilisez les outils d’auto‑évaluation proposés par l’ANAPEC.
- Choisir une formation certifiante : privilégiez les programmes accrédités par le ministère de l’Éducation ou les partenaires de la BAD.
- Construire un réseau local : participez à des ateliers, salons de l’emploi et conférences sur la transition écologique.
- Adapter son CV : créez une section « Compétences vertes » et détaillez vos projets ou stages liés à la durabilité.
- Suivre les offres régulièrement : la carte des métiers verts est mise à jour en continu, consultez‑la chaque semaine.
Conclusion
La carte des métiers verts de l’OIT représente un levier essentiel pour réorienter les 2,9 millions de jeunes Marocains vers des secteurs d’avenir. En s’appuyant sur les ressources de l’ANAPEC, les financements de la BAD et les recommandations du FMI, les jeunes peuvent non seulement trouver un emploi, mais aussi contribuer activement à la transition écologique du pays. Il ne reste plus qu’à passer à l’action !
Sources
- Dreamjob.ma – 15 offres d’emploi chez OPPO dans 6 villes du Maroc
- برلمان.كوم – L’OIT dote les conseillers de l’Anapec d’une carte des métiers verts
- Le Matin.ma – Le FMI appelle le Maroc à transformer sa résilience en emplois
- Maroc Diplomatique – Valorisation des 405 millions d’euros de la BAD
- Bladi.net – Le Maroc manque de bras pour récolter ses avocats
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